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ALIMENTATION BIOLOGIQUE ET ÉCOPRODUITS

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LE DOMAINE SCIENCE ET NATURE

LE DOMAINE SCIENCE ET NATURE

79 250

NUEIL-LES AUBIERS

      Les lessiviels en vrac à Biocoop, c’est lui. La marque de cosmétique Centifolia, c’est lui aussi... Le domaine Science et Nature porte bien son nom: un laboratoire et un atelier modernes dans un écrin de verdure, dans la campagne de Nueil -les-Aubiers, entre Bressuire et Mauléon...

 

     

      A l’origine, c’est le projet de Marie-Thérèse et Gilles Guilbaud, couple engagé pour l'écologie, qui se lance en 1972 dans l’élaboration de deux grandes familles de produits écologiques et biologiques : les détergents (produits d’entretien et de nettoyage) et les cosmétiques (produits de soins et de toilette).

      Et avec toutes leurs convictions écologiques, ils décident de ne rien laisser au hasard (mais alors vraiment rien). Ils ont un atout de taille : le domaine agricole de 144 hectares que leur confie Aimé Body, le père de Marie-Thérèse. Ce n’est pas rien, il s’agit d’en prendre soin, et de s’y intégrer le plus harmonieusement possible. Ils commencent d’ailleurs par y planter des arbres, qui forment aujourd’hui un bois rieur où les salariés peuvent pique-niquer et faire une promenade ou un footing pendant leurs pauses... Ensuite, la grange et le hangar du site se reconvertissent en ateliers et bureaux.

     

Tous les éléments naturels sont conservés: à deux pas de l’entrée du laboratoire, une petite mare bocagère abrite des tritons de deux espèces devenues rares...

     

       Le site entier est classé comme refuge par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) et fait l’objet d’un suivi de la part de l’association Sèvre et Environnement. Les grands chênes plus âgés que les propriétaires accueillent les visiteurs admiratifs que nous sommes. Pendant les gros travaux nécessaires à chaque nouveau bâtiment, les pelleteuses ont l’ordre de passer au large de tous ces trésors...


       Les produits Body Nature, première marque commerciale du domaine pour la vente aux particuliers, acquièrent vite une bonne notoriété locale, puis nationale. C’est donc encourageant, et le couple Guilbaud modernise progressivement son outil de travail avec les constructions successives d’un laboratoire, d’un atelier de fabrication grande capacité et d’une chaîne de conditionnement. Le tout en matériaux écologiques, bois et terre cuite, toiture végétalisée : splendide.


        Ainsi, l’entreprise est bien dimensionnée pour lancer des marques destinées aux magasins spécialisés : la petite société cosmétique bretonne Centifolia est rachetée en 2011 et migre donc sur le site. Le réseau Biocoop leur demande ensuite une gamme de lessiviels spécial vrac pour approvisionner tous les magasins partants, et Science et Nature relève le défi avec succès ! La lessive que vous achetez en vrac est donc faite à 30 km du magasin...


       Entre temps, le domaine est transmis à Olivier et Antoine Guilbaud, les fils du couple fondateur, qui poursuivent l’œuvre de leurs parents avec les mêmes valeurs. Voilà l’exemple d’une passation générationnelle réussie, et cela fait plaisir à voir...

      Aujourd’hui, l’entreprise emploie 160 salariés, de la culture des plantes à la vente, en passant par la création des produits, les tests, la fabrication et le conditionnement. Auxquels s’ajoutent 1200 conseillères-distribution dans toute la France !... La culture des plantes sur place, cela va de soi avec une telle surface disponible.

      Et en biodynamie, puisqu’ici on veut le meilleur. Ceci dit, tout n’est pas cultivable sur place, et la surface restante se répartit donc entre de la vigne et de l’élevage de vaches Highlands, qui occupent à plein temps Gilles Guilbaud désormais...


                             Du jus de raisins bio est fabriqué
                             avec la vigne rouge du domaine !

     Quand on rentre dans le laboratoire et dans le vif du sujet,
on touche vraiment le cœur de l’entreprise. C’est là que sont conçus, testés et contrôlés tous les produits.

        C’est là qu’ils commencent leur vie, avec des matières premières rigoureusement contrôlées : tout comme à Biocoop, les fournisseurs doivent montrer patte blanche avant d’entrer : haute qualité des matières, engagements écologiques, politique sociale...

        Il faudra jusqu’à 100 essais avant de lancer un produit à grande échelle. Et les salariés sont les cobayes ! Ce qui leur assurent parfois de franches parties de rigolades, notamment avec les colorations pour cheveux ou les cosmétiques matifiants !


       Mais on ne rit plus lorsqu’on parle innocuité et tests toxicologiques. Les contrôles sont sérieux à tous les niveaux : efficacité et stabilité du produit, conservation une fois ouvert, aptitude à la production en série... Car quand un produit est lancé, on passe de 300 gr à 5 tonnes de fabrication !

       Quand on sait que la seule marque Centifolia compte 160 références, on imagine le nombre de paramètres à régler sur les machines mélangeuses (température, vitesse de mélange,  dosages...) Ils sont tous consignés dans des procédures respectées à la lettre et guidées par des normes strictes, pour s’assurer qu’au sortir de la chaîne de conditionnement, le produit sera identique à celui testé initialement... Entre la conception d’un produit et son lancement commercial, il s’écoule donc environ deux ans !

                              

                               L’un des derniers-nés porte le doux
                       nom d’«Exfoliant enzymatique anti-âge».
                       C’est une vraie nouveauté dans le sens où
                       sa texture n’est pas granuleuse. Ce sont des
                       enzymes actives extraites de la papaye qui
                      «grignotent» les petites impuretés de la peau...

                             Autant laisser faire la nature effectivement !

Et quelles énergies pour tout ça ?

        Toutes les renouvelables sont exploitées :

        > des panneaux photovoltaïques sur les toits,

        > une éolienne au-dessus des arbres (ci-dessous),

> et une chaudière à bois à haut rendement : les cendres issues de la combustion de bois pour 15 jours de chauffe (et il gèle depuis quelque temps !) ne remplissent pas plus qu’un petit caisson... Et le bois utilisé provient des sous-produits d’une scierie locale. Pour accroître encore son autonomie, l’entreprise consacre quelques hectares à la culture de Miscanthus (à gauche) qui forment le reste du combustible.

       

      Dans la chaufferie, il fait bon, alors autant utiliser aussi cette chaleur: c’est là que les plantes cultivées sur place sont mises à sécher avant d’entrer dans les formulations des produits.

      L’eau nécessaire aux produits et à la vie du site est en partie prélevée sur place, puisée à la force du vent par l’éolienne, car le sous-sol granitique livre une eau de très haute qualité... Mais pour préserver la nappe phréatique, l’eau de pluie aussi est utilisée, car bien sûr celle qui ruisselle sur les toitures est récupérée dans une réserve. Le site est donc totalement autonome pour  l’eau... Et ça ne s’arrête pas là, car les eaux usées sont traitées par la petite station de phyto-épuration construite sur place : jusqu’au bout, ce sont les plantes qui travaillent.

        En conclusion, on mesure vraiment la recherche de cohérence globale de l’activité: fabriquer des produits biologiques sur un domaine écologique... Et on peut dire que c’est vraiment réussi !

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